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65 articles avec les voyages d'alexie

Un peu d'évasion...

Publié le par Doria

Après les Îles Kerguelen, les pas d'Alexie l'ont amené en Patagonie, en Argentine pour la suite de ses recherches.
Je vous en parlerai plus tard lorsqu'elle sera rentrer de son voyage.
En attendant, je vous laisse avec ce paysage de glace.
 
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Photo prise par Alexie 

Publié dans Les voyages d'Alexie

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Qui sème de la poussière, récolte du phytoplancton...

Publié le par Doria

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Ma fille Alexie et son amie Fanny ont  participé au festival "les chercheurs font leur cinéma". Pour cela, elles ont réalisé un court-métrage sur les recherches d'Alexie (les retombées atmosphérique dans l'océan austral) à l'aide d'un bout d'aluminium, de bois et de tissus...
  Les poussières naturelles - ou aérosols minéraux - sont essentiellement produites par érosion éolienne dans les régions arides et semi-arides. Une fois formées, elles sont transportées par le vent des continents vers les océans, à travers les masses atmosphériques.
 
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Ces poussières peuvent avoir également un impact indirect sur le réchauffement climatique via le phytoplancton, notamment grâce à la réduction du dioxyde de carbone. Ce gaz à effet de serre est en partie responsable du réchauffement actuel.
 Elles ont gagné le prix du jury ex-aequo avec un film nommé phi. A travers ce petit film, vous pourrez mieux comprendre les objectifs d'Alexie, à savoir, connaître les éléments chimiques qui atteignent l'océan Austral et d'établir si les minéraux disponibles représentent bien une source d'alimentation pour le phytoplancton. Elle doit définir en somme ce qui est bio-disponible.   
Voici le lien du film qui dure environ 4 min. Il  est très instructif et  ludique à regarder : http://vimeo.com/31981770
 
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Ces photos ont été prises par Alexie lors de son voyage aux Îles Kerguelen.

Publié dans Les voyages d'Alexie

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En passant par la Norvège

Publié le par Doria

Montagnes imposantes plongeant à pic dans la mer, fjords, hauts sommets, aurores boréales et soleil de minuit : c'est dans cet endroit qu'Alexie et son ami François ont décidé de passer leurs vacances.
Ils ont fait un voyage dans le temps et découvert la riche histoire de la Norvège comme celle des Vikings et des Samis ainsi que quelques légendes.
Saviez-vous que c'est le pays des Trolls ?
Dans les sombres forêts, les lacs éclairés par la lune, les fjords profonds et les montagnes couvertes de neige, vous trouverez les trolls.
D'après les anciennes légendes norvégiennes, certains trolls sont géants et d'autres petits. Les grands trolls sont les créatures qui vivaient en Norvège avant que les hommes ne viennent. Il sont mauvais et détestent les gens... Ils ont tous de longs nez crochus, et seulement quatre doigts à chaque membre, et la plupart ont une longue queue touffue. Certains n'ont qu'un oeil au milieu du front, alors que d'autres ont deux ou même trois têtes. Les trolls sont des créatures de la nuit, et la lumière du soleil peut les faire se transformer en pierre....
Je vous propose de partager quelques unes de leurs photos, juste pour le plaisir des yeux.
 
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C'est ici que se termine ce voyage.
Ils ont parcouru en vélo près de 2000km.
Toutes les photos de ce reportage ont été réalisé par Alexie et François.

Publié dans Les voyages d'Alexie

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Nouvelle aventure d'Alexie.....à Porto Rico

Publié le par Doria

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Les pas d'Alexie l'ont amené à Porto Rico, plus exactement à San Juan pour écouter et donner une conférence "Sur les retombées atmosphériques en Océan Austral", travail qu'elle a commencé aux Îles Kerguelen. Je ne vais pas vous montrer ce pays sur un plan scientifique mais sur un plan touristique.
San Juan est connue sous le nom de la "Cité fortifiée" et c'est la capitale de Porto Rico, État libre associé aux États-Unis.
La beauté naturelle de cette ville n'est pas passée inaperçue par Christophe Colomb. Lors de son deuxième voyage en Amérique en 1493, il découvrit l'île de la baptisa San Juan Bautista.
San-Juan est vite devenu le plus important avant-poste militaire espagnol des Amériques.
Le vieux San Juan est situé sur une petite île qui ferme la baie.
 
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Ce qui m'a plus sur les nombreuses photos d'Alexie c'est la vieille ville de San Juan, perchée au bout d'une péninsule tout à l'ouest de la capitale. Les rues sont étroites bordées de maisons aux façades colorées.
 
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Aujourd’hui, les deux forts sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO et se visitent. San Cristóbal présente entre autres une reconstitution des quartiers de soldats. El Morro, qui se dresse à 42 mètres au dessus de la mer, offre de magnifiques vues sur l’Atlantique, un dédale de souterrains et de donjons et une petite exposition historique. Devant ce fort, la gigantesque esplanade verdoyante où s’entraînaient autrefois les soldats est maintenant le royaume des cerf-volants et des pique-niques familiaux. Parsemées de guérites, les fortifications aussi ont été préservées. Au sud, elles ombragent désormais une promenade aménagée en contrebas : Paseo la Princesa, un endroit agréable où marcher au bord de l’eau, et le paradis des chats sauvages. Gris ou bruns, ils se confondent avec les rochers. Occupés à se gratter ou à se dorer au soleil, ils ignorent royalement les passants.
 
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Les fleurs, les plages.....sont de toute beauté !
 
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  Au Nord-Est de Porto Rico se trouve l'une des forêts les plus riches de pluie sur la terre : La forêt Tropicale. Les chutes d'eau sont nombreuses et vous rencontrez toutes sortes de fleurs, d'oiseaux et une faune sauvage très diversifiée.
C'est l'une des plus anciennes réserves naturelles de l'hémisphère occidental. Les terres ont été protégés par le Roi d'Espagne Alphonse  en 1876.
Des visites guidées sont organisés.
 
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  Toutes les photos de cet article ont été prises par Alexie.

Publié dans Les voyages d'Alexie

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En direct des Îles kerguelen, carnet de bord d'une jeune scientifique

Publié le par Doria

Aujourd'hui, pas de recette mais un voyage extraordinaire que ma fille Alexie a réalisé dans le cadre de ses recherches scientifiques. Elle étudie le dépôt de poussières atmosphériques sur l'océan Austral et sa zone se situe aux Îles Kerguelen. Cette campagne de terrain à commencé le 5 novembre et à pris fin le 30 décembre.
Les poussières naturelles - ou aérosols minéraux - sont essentiellement produites par érosion éolienne dans les régions arides et semi-arides. Une fois formées, elles sont transportées par le vent des continents vers les océans, à travers les masses atmosphériques.
L'objectif principal d'Alexie est de récolter ces poussières grâce à leur dépôt, afin de connaître les éléments chimiques qui atteignent l'océan Austral.
Ces poussières peuvent avoir également un impact indirect sur le réchauffement climatique via le phytoplancton, notamment grâce à la réduction du dioxyde de carbone. Ce gaz à effet de serre est en partie responsable du réchauffement actuel.
Un autre objectif pour Alexie est d'établir si les minéraux disponibles représentent bien une source d'alimentation pour le phytoplancton. Elle doit définir en somme ce qui est bio-disponible.
 
Le voyage commence par un départ en avion à Roissy Charles de Gaulle pour atterrir le lendemain à Saint-Denis de la Réunion d'où elle prendra un bateau le "Marion Dufresne" qui dessert l'Île de Crozet, les Îles de Kerguelen et l'Île d'Amsterdam. Un groupe de scientifiques, d'ornithologues, de logisticiens font partie du voyage.
 
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  Le Marion Dufresne est un bateau très particulier, à la fois cargo et navire de recherches océanographiques. Il est affrété par l'Institut polaire français, Paul Emile Victor (IPEV) pour des missions scientifiques pendant une partie de l'année (217 jours) et par la collectivité TAAF pour la logistique des districts, le reste du temps. Il ravitaille les terres australes, en personnel, matériel et carburant. Occasionnellement il embarque des passagers pour ses tournées australes.
 
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Le Marion Dufresne peut héberger, outre l'équipage, 110 personnes personnels scientifiques ou passagers.
 
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Une petite partie du personnel du bateau.
 
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 Elle a eu le privilège de visiter la machinerie avec 5 de ses camarades. Elle a appris et surtout retenu que le Marion Dufresne était un bateau "super écologique" que ce soit au niveau du recyclage de ses déchets, du traitement des eaux usées ou huileuses.
Ce jour-là, le navire est entré dans les quarantièmes rugissantes, qui sont des vents assez forts et froids de l'océan Austral. Ainsi le tee-shirt a été remplacé par une polaire, un gros manteau, bonnet, écharpe et gants.
Le changement de température est très rapide et impressionnant.
 
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A l'intérieur de ce bateau, vous trouvez une salle de sport, une grande salle comportant un bar, un salon et la salle à manger commune à toutes les personnes embarquées. Ceci oblige à faire parfois plusieurs services. Le grand comptoir-rampe sert au petit déjeuner du self service.
Les cuisines sont situées un pont en dessous de la salle à  manger.
 
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Le début du voyage a été un peu difficile, Alexie a eu le mal de mer toute une journée avec un mal à la tête, fatigue et froid. Puis, elle s'est habituée et a pu apprécier la traversée qui à durée plusieurs jours.
Pendant les 3 premiers jours de mer, le temps était magnifique, le ciel parfaitement bleu avec un grand soleil. la température  était de 25°C.
 
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Avant d'atteindre les ïles Kerguelen, le Marion-Dufresne s'arrête quelques heures au niveau des Îles Crozet qui forment un archipel sub-antarctique du sud de l'océan Indien ; elles constituent l'un des cinq districts des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).
Les îles Crozet (352 km²) sont composées de cinq îles volcaniques.
Les Îles Crozet furent découvertes par l'expédition de l'explorateur français Nicolas Thomas Marion-Dufresne qui fit débarquer son second Julien Crozet sur l'Île de la Possession le 24 janvier 1772.
Au début du XIXème siècle, les Îles Crozet étaient souvent visitées par des chasseurs de phoques, provoquant leur quasi disparition vers 1835. Après cette date, la chasse à la baleine fut la principale activité menée autour de l'archipel.
Après 1923 et l'affirmation de sa souveraineté, la France administre les Îles Crozet comme une dépendance de Madagascar, mais elles deviennent un district des TAAF en 1955. En 1938, elles sont classées réserve naturelle.
En 1961, une première mission a lieu.
En 1963, la base permanente est construite. 
A l'heure actuelle, la station possède une équipe de 18 à 30 personnes suivant la période de l'année et les scientifiques y réalisent des recherches en météorologie, biologie, géologie, magnétisme terrestre et sismographie.
 Ces Îles abritent quatre espèces de manchots (des gorfous dorés, des royaux, le gorfou sauteur et le papou).
  Parmi les autres animaux vivant sur les îles Crozet, on trouve d'autres oiseaux marins :  les pétrels, les albatros, les skuas, les goélands et des mammifères marins comme les otaries, les éléphants de mer, les orques.
 
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  Au bout de 11 jours de voyage sur le Marion-Dufresne, c'est l'heure de préparer les bagages et de les transférer dans une grande caisse en métal pour être transportés en hélico du bateau à la base sur l'Île de Kerguelen. Et non, il n'y a pas de port !
C'est la fin du premier segment de ce voyage et la mission va vraiment commencer.
 
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Alexie à l'impression d'être sur autre planète ou la réalité n'a pas la même signification que celle de la métropole. Tout l'émerveille !!! Aussi bien les cascades qui se jettent dans l'océan qu'elle voit à l'approche de la base, que les grottes aux pieds des falaises recouvertes de mousse d'un joli vert foncé et les manchots qui se serrent les un contre les autres. Le bateau passe à côté des arches de Kerguelen.
Un mot vient à sa bouche : MAGNIFIQUE !
Les Îles Kerguelen, jadis surnommées Îles de la Désolation à une île principale : La Grande Terre. C'est la troisième plus grande île de France et la plus grande de toutes les îles sub-antarctiques.
Ces îles d'origine volcanique sont balayées en permanence par des vents forts, sous un climat océanique froid mais non glacial.
Elles ont été découvertes tardivement, fin XVII siècle par le navigateur Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec.
Depuis 1950, la France assure le fonctionnement continu de la station de Port-aux-Français, base logistique, technique et scientifique où se relayent régulièrement 60 à 100 personnes.
 
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Base de Kerguelen, l'accueil des hivernants a été très chaleureux.
 
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Première ballade sur la plage, tout près de la base et apparition des premiers éléphants de mer et manchots.
Les bébés éléphants de mer sont appelés des "bonbons" parce qu'ils se font souvent gober par des orques. "Ils sont trop mignons ! "
 
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Alexie vient de recevoir toutes ces caisses de matériel scientifique dans son laboratoire de campagne et c'est  maintenant installation de la salle blanche qui est une pièce où l'empoussièrement est réduite. Cela permet de travailler dans un environnement relativement propre. Elle rentre dans cette salle habillée d'une combinaison blanche avec une charlotte  et pas de chaussures mais des sur-chaussures. Ces gestes ne doivent pas être brusques.
 
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Pour sa première manipulation, Alexie est partie prélever de l'eau de rivière à la "Rivière du château" en un point GPS précis. Le matin, elle a préparé le matériel nécessaire à cette manipulation : des flacons, des gants et un GPS.
Elle est partie avec trois de ces collègues pour se rendre sur le lieu au bout de deux heures de marche. Le sol est tantôt composé de pierres, tantôt composé de mousse et de boue dans lesquelles les pas s'enfoncent. La manipulation à durée environ 30 min.
A peine rentrés, le ciel se met à gronder. 
 
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Grand départ pour sa "première manip" sur le Site Jacky.
Alexie est partie dans l'après-midi avec deux responsables de Kerguelen (Mathieu "l'ancien" et Xavier).
Après deux heures de marche, ils sont arrivés à la cabane Jacky qui se trouve à une demi-heure du site de prélèvements. Comme il est déjà assez tard, ils se sont installés et ont préparé un festin digne de ce nom.
 
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Au menu, pâtes à la carbonara, salade de fruits et un superbe pain confectionné le soir même par Mathieu.
Voici la recette :
20gr de levure de boulanger
eau tiède (l'eau a été prélevée à la rivière)
750gr de farine
une pincée de sel
Mélangez dans un bol la levure avec un peu d'eau tiède afin d'obtenir un mélange homogène.
Dans un saladier, contenant la farine, incorporez ce mélange et le sel puis commencez à pétrir la pâte.
Ajoutez petit à petit l'eau tiède jusqu'à l'obtention d'une boule ni trop humide, ni trop sèche.
Pétrir la pâte pendant une demi-heure environ pour obtenir une boule élastique.
Laissez monter cette boule en la posant sur un radian (chauffage portatif au gaz) pendant 2 heures puis faire cuire au four pendant 30 min.
Il faut savoir que cuisiner dans une cabane sans eau courante, ni électricité, en milieu de la nature devient un acte tout à fait captivant et impressionnant. "Chaque moment de la vie, aussi simple soit-il est un vrai bonheur".
 
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Après un petit déjeuner sur la terrasse de la cabane au soleil avec manteau, écharpe, bonnet, ils se sont rendus sur le site de prélèvement qui se situe en haut d'une petite montagne (30 min pour atteindre la crête). Une fois sur place, les manipulations ont pu se faire. 
Le travail terminé, ils sont repartis à la base en longeant la côte. C'est l'occasion d'admirer les paysages magnifiques de l'Île, de s'initier à la pêche, de voir les éléphants de mer, des manchots royaux et des skuas.
 
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Après quelques jours de repos sur la base, Alexie prépare son matériel pour ces prochaines manipulations qui s'effectueront un peu partout sur les Îles de Kerguelen : dans un premier temps, prélèvement de sol sur les montagnes vertes au Val Studer sur trois jours avec nuit en cabane.
"La vie en cabane est très agréable. L'ambiance petite maison perdue au milieu de la nature sauvage, bougies allumées quand la nuit tombe et eau à aller chercher à la rivière la plus proche pour boire, manger ou se laver, est vraiment une expérience magique à vivre. Dans ces moments-là, j'ai l'impression de me retrouver dans un monde vraiment à part, où la sensation de liberté prend toute son ampleur".
Debout 6h du matin, le départ se prépare avec ces camarades de mission qui se compose d'un electricien (Jean-Paul) en charge de poser un panneau photovoltaïque sur le toit de la cabane, un charpentier (Xavier) qui monte le bâti pour recevoir le panneau, Nina qui l'assiste au cours de ces manipulations et enfin un pompier (Eric) qui est le cuistot pour l'occasion.
"Le val Studer est un lieu magique. Le soleil nous a permis de contempler la beauté des couleurs de la rivière du sud. Des cascade s'y jettent, des tapis de mousse vert clair, des oiseaux se baignent dans les petits ruisseaux et des falaises nous entourent. Après une brève installation, nous avons préparé le repas : gigot d'agneau au barbecue et far breton en dessert".
 
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Après un bon petit-déjeuner, Alexie est partie à la conquête des montagnes vertes avec Nina. Pour atteindre le plateau, situé à 300 mètres d'altitude (endroit où elle doit réaliser ces prélèvements de sol), elles sont passées par le lit d'une rivière et tombées sur une cascade. La fin de l'ascension s'est terminée par un peu d'escalade.
En haut, une vue du Val Suder "à couper le souffle". "Au fond de ce paysage, nous pouvions voir le golfe du Morbihan. Et oui, il y a beaucoup de noms bretons, puisque ces îles ont été découvertes par un marin breton nommé Kerguelen."
 
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Dans un deuxième temps, au bout de ces trois jours au Val Studer, direction vers l'Île de Guillou.
Cette Île se situe dans le golfe du Morbihan, côtoie de nombreuses autres : l'Île Longue où un élevage de mouton est gardé par un berger, Château, Verte, Hould, Australia qui est le fief des "écobios" ou encore Mayès qui est le fief des ornithologues.
Pour se rendre sur cette Île, Alexieprend un bateau qui s'appelle "l'Aventure". Il fait office de bus et dessert toutes les îles du golfe. La traversée du golfe va prendre une bonne partie de la journée. En effet, le chaland a plusieurs navettes à effectuer : aller chercher des personnes sur une île pour les déposer sur une autre, ou encore aller chercher des personnes sur d'autres îles pour les ramener à la base.
"Ces détours sont très agréables, il fait beau et me permet de découvrir une bonne partie du golfe et ses îles avec ses sols au mille et un verts."
Pendant une partie du trajet, ils sont accompagnés par un banc de dauphins noirs et blancs. Les plus proches doivent être à deux mètres ou trois mètres. "C'est magique, je suis comme une enfant en train de sautiller de joie et de regarder tout ce qui m'entoure avec des yeux grands ouverts."
 
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Arrivée sur l'Île de Guillou, "je suis accompagnée par Lise et Clément, les écobios de cette année dont leur programme de travail est de regarder et de quantifier l'évolution de la végétation sur les Îles Kerguelen. Le but de ma visite est d'observer un site de dépôt total atmosphérique implanté par le LISA (mon laboratoire) entre fin 2008 et fin 2009, qui se situe au sommet de l'Île."
Après une prospection de terrain, Lise et Clément font découvrir à Alexie leurs travaux. "Ils m'expliquent comment les choux de Kerguelen poussent en formant des nouvelles feuilles sur le dessus et en mourant en dessous.
"Après une longue journée, il est temps de rentrer à la cabane pour déguster un gigot d'agneau."
 
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"Le beau temps n'est pas au rendez-vous, une petite bruine rend l'atmosphère froide et humide". Voici quelques photos de cet endroit magnifique.
 
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C'est le moment de rentrée à la base et de préparer les bagages, le Marion Dufresne est en approche. Alexie va bientôt quitter ces îles vers un retour en France via La Réunion.
"Depuis mon atterrissage à La Réunion, j'ai vécu des moments extraordinaires, vu des paysages magnifiques. Le Marion Dufresne vient me chercher dans quelques jours. J'évite d'y penser, que sens que le départ approche. Je commence à ressentir un petit pincement, je n'ai pas envie de partir tout de suite...."
Le Marion Dufresne est en approche. On le voit arriver de la plage.
 
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La veille du départ d'Alexie sur le Marion Dufresne, elle assiste à un superbe coucher de soleil. "Les nuages sont d'un rouge flamboyant grâce à la lumière qui se diffuse. Je n'ai jamais vu un ciel aussi beau."
 
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Le Marion-Dufresne est arrivée. L'hélicoptère débarque les nouveaux arrivants. Alexie leur montre les logements et leur explique brièvement la vie sur les îles. Après le repas, elle part avec un petit groupe de "nouveaux" à l'anse des Pacha pour leur faire découvrir les éléphants de mer, les manchots empereur... Une vraie balade culturelle.
 
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Jour J du départ. C'est le temps des "au revoir". "Je veux profiter de ces derniers instants avant l'embarquement pour regarder les Îles du golf. Je me pose sur un rocher et je contemple mes derniers instants sur ces Îles".
A la sortie de mon baraquement, une des mamans goéland qui nichait vient de mettre trois petits au monde. Deux poussins sont sortie de leur oeuf pendant la nuit. Le Troisième vient tout juste de casser sa coquille, il est tout mouillé. Ils sont trop mignons."
 
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"J'avais oublié ce que c'était que de dormir sur un bateau et de subir la houle. Je suis fatiguée physiquement et psychologiquement. Le Marion arrive dans deux jours au large de l'Île d'Amsterdam : de futures découverts en perspective et cela va faire un tampon avec la tristesse du départ." 
Avant l'Île d'Amsterdan, Alexie va survoler en hélicoptère l'Île de Saint-Paul qui est un ancien volcan. Celui-ci est immergé et l'on aperçoit que les trois-quarts du cratère au-dessus de la surface de l'eau.
L'île Saint-Paul n'a qu'une superficie de 8 km² pour une longueur maximale de 5 km. Île rocheuse et désertique, c'est la partie émergée d'un ancien volcan, composée d'un grand cratère central qui s'est effondré et où la mer a pénétré par une passe peu profonde - de 2 à 3 m - délimitée par deux jetées naturelles de blocs rocheux. Le plus haut point de l'île, la crête de Novara, s'élève à 268 m au-dessus du niveau de la mer. Elle constitue avec l'Île Amsterdam, les seules terres émergées d'un étroit plateau continental entouré par des fonds de 3000 mètres.
Aucune présence humaine permanente sur l'île qui n'est visitée que lors de brèves expéditions scientifiques. Entre 1850 et 1930, des tentatives d'implantation de pêcheries et de conserveries ont eu lieu, essentiellement pour l'exploitation des langoustes, très abondantes sur ces côtes. Mais elles se sont soldées par des échecs du fait de l'isolement, du manque de ressources et d'abris. La dernière tentative se finissant même en tragédie connue en France, sous le nom des "Oubliés de Saint Paul" avec la mort de dizaines de colons, essentiellement du scorbut.
En dehors des missions scientifiques, l'accès sur l'île est désormais interdit pour raisons environnementales.
L'Île Saint-Paul, au même titre que l'Île Amsterdam, est protégée au sein de la Réserve naturelle nationale des Terres australes Françaises.
 
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  C'est bientôt Noël ! Pour le repas : langoustes !
Un panier tapissé de viande d'environ 3m x 1m x 1m a été mis à l'eau. Il sera récupéré le lendemain soir après l'escale sur l'Île d'Amsterdan durant 3 heures.
Cette île est d'origine volacanique, d'aspect plutôt massif avec une superficie de 58 km.
Son climat est un climat océanique tempéré, sans neige ni gelée mais avec un vent constant d'ouest.
 L'île se situe au-dessus de la zone dite de « convergence antarctique », frontière hydrologique naturelle marquant la limite entre les eaux chaudes de l'Océan Indien et celles froides de l'Océan et celles froides de l'Océan Antarctique.
Aucune population résidente ne vit sur l'île mais une base scientifique, la base Martin de Viviès, accueille sans discontinuer depuis 1949 des missions successives qui comptent entre 23 et 35 personnes selon la saison. Elle porte le nom du premier chef de mission de cette base.
Les eaux environnantes sont richement poissonneuses et sont notamment exploitées pour la pêche à la langouste.
L'écosystème a été fortement perturbé depuis la découverte de l'île par l'activité humaine (chasse, déboisement) et par l'introduction d'espèces exogènes, volontaire ou accidentelle. De nombreux hivernants ont tenté de créer des potagers ou planter de fleurs qui ont prospéré dans de petits jardin. Plusieurs espèces introduites se sont acclimatées ; capucines, graminées...,dont certaines sont devenues ou peuvent devenir très invasives (La biodiversité apparente de ces îles a augmenté, mais au désavantage de la diversité fonctionnelle et des espèces spécifiques menacées de disparition). Une étude faite à l’occasion de l’année polaire a confirmé que les apports involontaires par les visiteurs (scientifiques ou touristes) arrivant en bateau, avion n'est pas négligeable. Des îles anglaises ou australiennes imposent une fumigation des matériaux et vêtements introduits dans l'île, méthode qui pourrait être bientôt adoptée par la France.
La végétation naturelle est de type herbeux, plus ou moins dense.
 
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Deux grottes sont à ciel ouvert : elles renferment des jardins et des potagers. On peut y trouver des herbes aromatiques, des plants de tomates, des min-serres, des fleurs et des arbres fruitiers. "Les hortensias sont magnifiques, un vrais coin de paradis où règne un climat tropical".
 
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Dans une troisième grotte, "je découvre les vestiges de passages de pirates. Il y a surtout des bouteilles en verre vides ou remplies de vin, comme dans les films !"
 
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Une quatrième grotte sert de salle de banquet. Au centre, trône un énorme barbecue en pierre accompagné d'une broche pouvant recevoir un mouton entier.
 
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"Ensuite, je descends sur la côte pour admirer les milliers d'otaries qui s'y trouvent. Apparemment, i y a entre 35000 et 40000 otaries sur Amsterdam. Les bébés sont vraiment mignons. par contre, il ne faut pas trop s'approcher des adultes, qui sont réputés pour leur agressivité et leur morsure".
 
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Le soir, retour sur le Marion-Dufresne.
Deux énormes casiers à  langoustes, tapissés d'énormes morceaux de mouton ont été mis à l'eau la veille. Ils ont été récupérés ce jour (21/12). "La pêche est très fructueuse, au moins 100 kilos de langoustes dans les deux casiers réunis. Chaque langouste mesure environ 80 cm à 1 mètre sans les antennes. C'est impressionnant !!! Je n'ai jamais vu de langoustes aussi grosses, aussi orange et aussi belles. Autant dire qu'on va se régaler au repas de Noêl". 
 
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  Le 23/12, réveil à 4h30 du matin "Je vais pêcher depuis le pont du Marion. Le matériel utilisé est un fil de nylon assez épais et long de 80 mètres pour qu'il atteigne le fond de l'océan, un poids pour faire descendre le fil, une paire de gants, deux hameçons et des morceaux de poissons utilisés comme appât".
"A peine, la ligne est mise à l'eau, cela mord déjà. Les prises sont belles".
 
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  Le 24/12, jour de Noël !
"Un énorme buffet nous attend pour fêter le réveillon".
Au menu : saumon, truite de la légine (espèce de poisson des mers froides), de la langouste, du thon jaune.
"Un régal" !
Dans quelques jours le Marion-Dufresne arrive à la Réunion, c'est la fin de l'épopée "mais il me reste de merveilleux souvenirs en tête"
 
"Je remercie les lecteurs de mon carnet de bord d'avoir suivi mes aventures. Je remercie également mon directeur de thèse pour m'avoir permis de réaliser cette mission enrichissante en tout point et mes proches pour leurs nouvelles".
Alexie 
 
A très bientôt pour un prochain voyage !
 
(Les photos de ce post ont été prises par Alexie lors de son voyage)

Publié dans Les voyages d'Alexie

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